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6 janvier : Le soir du Noël copte, à Nag Hammadi, en Haute-Égypte, un musulman tire sur des Coptes lorsqu’ils sortent de l’église après la liturgie de Noël ; il en tue 6 et en blesse 9 ; il était accompagné de deux complices.
16 janvier : 15 heures, manifestation devant le Ministère des Affaires Étrangères (métro Invalides) à Paris pour soutenir les Coptes, suite aux événements de Nag Hammadi
16 janvier : 16 heures, réunion générale de l’association AEMO Opération 500 pour l’aide aux chrétiens irakiens réfugiés en France où je vais aider en tant que bénévole pour faire leurs dossiers de demandes de réfugiés en France (OFPRA)
17 janvier : fête de l’Épiphanie (Timkat) célébrée par le père Zedingel et sa communauté éthiopienne orthodoxe à l’Institut Saint-Serge, pour retransmission à la télévision française le 31 janvier (FR 2, émission Les Chrétiens d’Orient) sur l’Église d’Éthiopie. Pour cette émission, j’ai été interviewée au Musée Paul Delouvrier (www.museepauldelouvrier.com) situé dans la cathédrale latine d’Évry (RER D, station : Évry Courcouronne) où se trouvent, entre autres, des objets chrétiens éthiopiens.
19 janvier : à 17 heures 30, au Sénat, colloque « Cultures et identités en Méditerranée », ou « Comment les cultures et identités autour de la Méditerranée peuvent contribuer positivement au projet de l’Union pour la Méditerranée » , organisé par l’Association « Fondation France- Égypte »
21 janvier : 18 heures, à l’Institut catholique de Paris, Alain Desreumaux parle des églises syriaques au Tour Abdin (Turquie)
21-31 janvier : voyage en Tunisie
samedi 30 : l’association Ethiopia On My Mind (EOMM), une ONG pour le développement et l’aide en Éthiopie, m’invite pour parler de l’Église d’Éthiopie à Tunis; je fais aussi une présentation des chrétiens d’Orient aux étudiants à l’université de la Manoubia à Tunis. La journaliste Hanène Zbiss m’interviewe pour la revue Réalités (no 1261, 25 février 2010). À Carthage, on peut admirer d’anciennes basiliques. Je fais des interviews avec l’évêque grec et le prêtre russe à Tunis (pour préparation d’article). En Tunisie, il y a trois églises grecques (Tunis, Sfax et Djerba) et deux russes (Tunis et Bizerte).
29-30 janvier : Salon européen du Livre d’histoire à la Sorbonne lors des 7e Journées de l’histoire de l’Europe
2 février : je présente l’Église orthodoxe à l’Institut Saint-Serge aux dames de l’association franco-japonaise Souzoukake-No-kai
5 février : 20 heures 30, 5 rue de l’Abbaye, Christian Cannuyer a parlé des « Coptes hier et aujourd’hui » ; exposition sur les Coptes en l’église Saint-Germain des Prés du 23 janvier au 14 février (organisation Oeuvre d’Orient)
4-14 février, je voyage au Liban :
10-12 : conférence à l’université orthodoxe de Balamand sur invitation de l’association russe pour l’unité des orthodoxes (the International Foundation for the Unity of Orthodox Christian Nations (IFUOCN) sur le thème “Traditional spiritual and cultural values as the basis of stable development”, sur invitation de son fondateur et président le professeur V. Alekseev; j’y présente mes deux livres sur histoire de l’Église orthodoxe en Europe occidentale et orientale.
5 février : présentation de ces deux livres au Mouvement de jeunesse orthodoxe (MJO) à Beyrouth
Je fais des interviews avec des prélats et des laïcs orthodoxes et orthodoxes orientaux sur la situation des chrétiens au Moyen-Orient. Rencontre avec des réfugiés syriaques orthodoxes d’Irak.
17 février : J’assiste à l’examen périodique universel de l’Égypte et de l’Irak lors de la présentation du rapport universel des droits de l’Homme à l’ONU à Genève, avec réponses les 19 février et 11 juin. Il était possible de suivre en direct l'examen sur le site internet à cette page: http://www.upr-info.org/-Webcast-.html
21 février : Jean-François Mayer, un Orthodoxe de Fribourg, a préparé, dans le cadre d'une série de chroniques à la Radio suisse romande I (chroniques de 2-3 minutes), une présentation de mon livre sur Église orthodoxe en Europe orientale (http://www.rsr.ch/la-1ere/hautes-frequences)
13 mars : Mgr Yosef, archevêque de l'Église éthiopienne en Europe occidentale, a été reçu à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge par Mgr Gabriel de la rue Daru. Chaque dimanche, la paroisse éthiopienne de Paris utilise les locaux situés sous l'église Saint-Serge pour célébrer la divine liturgie ou des prières.
Du 16 au 18 mars, le patriarche Cyrille de Moscou s'est rendu en Arménie. Il y a rencontré le catholicos Karékine, primat de l'Église apostolique arménienne. L'Église russe va ouvrir une représentation à Erevan, la capitale de l'Arménie. Le 18 mars, le patriarche russe a posé la première pierre de la cathédrale de l'Exaltation de la sainte Croix à Erevan auprès de laquelle se trouvera la future représentation du Patriarcat de Moscou.
17 mars : Je donne une conférence sur les Coptes, « L'héritage du monde copte, histoire, culture spiritualité et problèmes actuels », au Musée de Tessé au Mans suite à l’exposition qui y a eu lieu « Collections coptes du Louvre : « Histoire, culture et spiritualité » ; je suis interviewée sur les Coptes par le Père Hervé-Marie Cotten sur Radio RCF le Mans, avec retransmission le 22 avril à 11h30.
20 mars : 23 rue des Lilas, Paris 19e, de 12 à 19 heures, Journée portes ouvertes organisée par l’Association amicale culturelle de la paroisse éthiopienne orthodoxe de Juvisy avec, entre autre, repas éthiopien, cérémonie du café et récit de l’histoire de l’Église éthiopienne orthodoxe
26 et 27 mars : conférence internationale des droits de l’homme organisée par une association allemande, l’Association internationale pour les droits de l’homme, Internationale Gesellschaft für Menschenrechte (IGFM), à Bonn en Allemagne, à l’Institut Gustav Stresemann (www.igmf.de), avec, entre autres, la présence de représentants bien connus d’ONG coptes pour défendre les droits des Coptes
13 avril : Espace Bernanos à Paris, à 18 heures 30, « Une page d’histoire : le génocide arménien et assyro-chaldéen » par Joseph Alichoran (chercheur en Histoire de la chrétienté mésopotamienne, journaliste, maître-assistant de Soureth à l'INALCO) et par Vahé Katchérian (représentant de l’Église arménienne catholique dans le conseil des Églises arméniennes de France)
14 avril : à 17 heures, Laure Guirguis parle de « Mobilisations transnationales (au nom des) coptes : visibilité ou reconnaissance ? » lors du séminaire de Bernard Heyberger sur l’Histoire des Chrétiens d’Orient (16e-20e s.) à l’École pratique des Hautes-Études (EHESS, Sorbonne), section des sciences religieuses
14 avril : à 20 heures, dans les locaux paroissiaux de l'église catholique saint Léon, 11 place du cardinal Amette, Paris 15e, je donne une conférence sur les Coptes en Égypte.
24 avril : à la School of Oriental and African Studies (SOAS), Université de Londres, journée d’études syriaques (Christianity in Irak VII) sur la liturgie avec, entre autres, les professeurs Sebastian Brock (Oxford) and Baby Verghese (Inde) ; l’après-midi comptes-rendus de la situation des chrétiens en Irak et j’y présente l’aide aux réfugiés chrétiens en France via l’AEMO basée à Paris.
25 avril : à 8 heures, sur France Culture, à l’émission Orthodoxie, j’ai présenté le livre que j’ai édité au Cerf (2009), l’Église orthodoxe en Europe orientale au 20e siècle
5 mai : L’association Mahibere Qiddusan à Addis Abeba a organisé une conférence de différentes écoles de l’Église en Éthiopie (principalement Gondar, Gojam, Wollo, Tigré) dans le hall de l’église de la Sainte-Trinité pour discuter de leur héritage, art et littérature, avec participation de plus de 55 professeurs traditionnels (poésie ou qéné, musique ou zéma et livres ou mes’hafe) et avec aussi participation des professeurs de l’université d’Addis Abeba ; ils ont surtout parlé de la protection de cet héritage et de l’art éthiopien (cf version Internet du journal Reporter du 2.5.2010).
7 juin : Le professeur memher Gebre Sellasié est décédé à Addis Abeba, puis il fut enterré à Motta. Quand je l'ai interviewé pour mon livre en 2002, il avait 89 ans. Il a enseigné jusqu’en 2007. Le patriarche a demandé que sa biographie soit écrite par ses étudiants. Tout cela est très important, car chaque professeur traditionnel est une bibliothèque vivante qui disparaît avec chacun eux, car leur enseignement est oral ; leur enseignement me tient très à cœur et doit être sauvegardé pour la tradition de l’Église éthiopienne (voir chapitre de mon livre The Ethiopian Orthodox Church (2002)à ce sujet).
8 mai : Le Conseil des Églises orthodoxes orientales en Grande-Bretagne organise une rencontre au Centre copte à Stevenage près de Londres (Shephalbury Manor Broadhall Way, Stevenage SG2 8RH).
12 mai : deux films qui passent à Paris touchent les pays qui nous intéressent : Teza (2008) de Hailé Garima qui narre l’histoire de l’Éthiopie de 1977 à 1981, période de violence et d’assassinats, avec aussi des vues de la vie traditionnelle en Éthiopie ; Femmes au Caire (2009) de Yousry Nasrallah, parle des difficultés vécues par des femmes de la société égyptienne.
Un autre film iranien, Les chats persans (2009) de Bahman Ghobadi, dénonce l’impossibilité pour deux jeunes musiciens d’être libres créateurs de musique moderne en Iran.
20 mai : 17 heures 30, l’Association « Fondation France-Égypte » présente à l’Institut du Monde Arabe à Paris un débat « Dialogue ou choc de civilisations » à propos des statuts et problèmes des minorités autour de la Méditerranée, avec la participation, entre autres, du directeur général de l’Institut du Monde arabe Mr Mokhtr Taleb Bendiab, de Mr Tanios et du père Henri Boulad.
30 mai : fête de la Mère de Dieu en l’église éthiopienne (Notre Dame de la Voie, 102 avenue Jean Jaurès, 91200 Athis-Mons (RER C ou D, arrêt Juvisy, Bus 399, puis descendre à l’arrêt Mozart), en présence de Monseigneur Yosef, évêque de l’Église éthiopienne orthodoxe tewahedo d’Europe.
Je voyage à Bruxelles.
1er juin : à 20 heures, je donne une conférence au Forum Renaissance/Foyer Catholique Européen, 40 Avenue de la Renaisance à Bruxelles sur « La place de l’Église orthodoxe dans la nouvelle Europe » (http://www.dominicains.be/Domini/index.php?)
2 juin : à 18 heures 30, je présente à la librairie UOPC le livre L’Église orthodoxe en Europe orientale au XXe siècle que j’ai édité en 2009 (Paris, Cerf) ; je profite d’être à Bruxelles pour présenter ce livre à des journalistes et à des représentants de l’Union européenne.
3 juin : Je suis l'invitée sur RTBF des émissions de J :P : Heyq ainsi que de l’Église orthodoxe en Belgique pour présenter L'Église orthodoxe en Europe orientale au XXe siècle.
8 au 26 juin : « Alliances en résonance, Regards sur l’Éthiopie », organisé par l’Alliance française à Paris et Addis Abeba, avec conférences et concert (www.allianceaddis.org) dont, le 11 juin, conférence d’Éloi Ficquet au château de Vincennes expliquant aussi le parrainage des villes de Vincennes et Gondar où se fait la restauration du château de Mikael Sehoul
12 juin : journée portes ouvertes à l’Institut Saint-Serge, 93 rue de Crimée à Paris, avec participation d’amis éthiopiens et coptes
15 juin : à 19 heures 30, rencontre interreligieuse des gens du quartier à la mosquée Omar, place Jean-Pierre Tibaud, Paris 11e; on me demande d’y participer en tant qu’orthodoxe
17 juin : 20 heures 45, concert de chorales orthodoxes à l’église Saint-Roch à Paris
27 juin : Lors de sa conférence donnée à l’Institut Saint-Serge à Paris, au moment des questions (malheureusement pas enregistrés), Monseigneur Kallistos Ware a déclaré qu’il ne comprenait pas pourquoi les Églises orthodoxes étaient séparées des Églises orthodoxes orientales, car rien ne nous séparait et qu’il faudrait communier ensemble (http://www.orthodoxie.com/2010/10/leglise-en-europe-occidentale-au-xxi%C3%A8-si%C3%A8cle-une-conf%C3%A9rence-de-mgr-kalistos-ware.html
un court enregistrement vidéo:
http://www.orthodoxie.com/2010/06/-l%C3%A9glise-du-21%C3%A8me-si%C3%A8cle-promesses-et-d%C3%A9fi-extrait-de-la-conf%C3%A9rence-de-mgr-kallistos-ware.html).
Monseigneur Kallistos répète la même chose lors d’une interview télévisée sur France 2 (émission Orthodoxie) le 12 septembre 2010 (http://www.orthodoxie.com/2010/09/t%C3%A9l%C3%A9vision-france-2-entretien-avec-mgr-kallistos-ware.html). Mais l'émission n'est plus en ligne car elle n’y reste qu’une semaine.
Voir les textes du dialogue théologique officiel sur le site de notre association (www.orthodial.com) .
1er juillet : Lors de la Journée d’études à Saint-Denis (Université Paris 8) : Les États de la Corne de l’Afrique : renforcement et/ou déclin ?, Stéphane Ancel y parle de la pérennité des relations Église-État en Éthiopie au XXe siècle
3 juillet : Lors d’une visite à Paris, le patriarche de l’Église éthiopienne orthodoxe, Abouna Paulos Ier, a célébré la liturgie dans la salle en dessous de l’église de l’Institut Saint-Serge, en présence de Monseigneur Gabriel évêque du lieu et du père Cernokrak doyen de l’Institut. Le patriarche avait étudié la théologie orthodoxe à l’Institut Saint Vladimir de New York ; il commémore les professeurs qu’il y a eu et dit sa joie de venir enfin visiter l’Institut St Serge. Un repas fraternel a suivi dans le jardin.
18 juillet : Dans la paroisse orthodoxe de la protection de la Mère de Dieu à Barcelone, 181 Carre Arago, (patriarcat de Serbie), je parle de la situation des chrétiens d’Orient.
19-24 juillet : À Barcelone, à l’Université autonome, a lieu le World Congress for Middle Eastern Studies (WOCMES) ; on y parle très peu des chrétiens d’Orient.
29 et 30 septembre : conférence à Kiev au cours de laquelle on présente mon livre l’Église orthodoxe en Europe orientale au 20e siècle en version russe, juste parue.
En Ukraine, je parle de l’histoire et de la situation actuelle des chrétiens d’Orient aux étudiants en théologie : le 28 septembre à l’Université catholique de Lviv et le 1er octobre à l’Académie de théologie orthodoxe à la Grande Laure de Kiev.
10 octobre : Conférence annuelle d’Orbis Aethiopicus à Stolberg/Harz en Allemagne sur le thème de l’Éthiopie ancienne
21-22 octobre : Journée d'étude sur les Églises d'Ethiopie à l’Institut supérieur d’études oecuméniques de l’Institut catholique à Paris organisée par les professeurs Jacques-Noël Pérès et Ursula Schattner-Rieser sous la présidence d'honneur de S.A.I. Dr Asfa Wossen Asserate, prince d'Ethiopie et fondateur d’Orbis Aethiopica (http://www.icp.fr/fr/Organismes/THEOLOGICUM-Faculte-de-Theologie-Sciences-Religieuses/Institut-Superieur-d-Etudes-AEcumeniques-ISEO/Agenda)
31 octobre : Des islamistes attaquent la cathédrale syriaque catholique à Bagdad et tuent 58 personnes pendant la messe dont deux prêtres, et font plus de 60 blessés ; c’est l’attaque la plus meurtrière depuis 2003 contre les chrétiens d’Irak.
Chers frères et sœurs de partout,
Nous voulons commencer cette lettre par vous remercier de tous les messages de communion et de solidarité que nous avons reçus. Il y a beaucoup de catastrophes naturelles en ce moment dans le monde qui font des victimes bien plus nombreuses que chez nous, mais la cause n’en est pas la haine, c’est ce qui fait toute la différence.
Notre église est habituée aux coups durs, mais c’est la première fois que c’est aussi violent et sauvage et surtout la première fois que cela se passé a l’intérieur de l’église, d’habitude ils font exploser des bombes dans la cour des églises.
L’église Notre Dame du Salut est une des trois églises syriaques catholiques de Bagdad, la plupart des gens qui la fréquentent sont des chrétiens de rite syriaque originaires de Mossoul ou des trois villages chrétiens syriaques proches de Mossoul : Qaraqosh dont sont originaires Virgin Hanan et Rajah Nour, Bartolla et Bashiqa dont est originaire Mariam Farah. Grâces à Dieu aucune d’elles n’a eu de parents proches tués ou blessés gravement.
L’église a été prise d’assaut le dimanche 31 octobre après midi, juste après le sermon du Père Tha’er qui célébrait la messe. Le père Wasim, qui est le fils d’une cousine de. Lamia, confessait au fond de l’église près de la porte d’entrée, le père Raphael était dans le chœur. Les attaquants étaient de très jeunes gens (14-15 ans) non masqués armés de mitraillettes, de grenades et ils portaient une ceinture explosive. Ils ont tout de suite ouvert le feu, tuant le père Wasim qui tentait de fermer la porte de l’église, puis ils ont tire aveuglement après avoir ordonné aux gens de se jeter a terre, de ne plus bouger et de ne pas crier. Certaines ont réussi a envoyer des messages par téléphone portable pour donner l’alerte, mais après les assaillants tiraient sur toute personne qu’ils voyaient utiliser son portable. Le père Tha’er qui continuait à célébrer a été tue à l’autel dans ses habits sacerdotaux, son frère et sa mère ont été tués également.
Après, cela a été le massacre, nous ne pouvons pas raconter tout ce que les gens nous ont dit, même les enfants qui criaient étaient tués. Certaines personnes s’étaient réfugiées dans la sacristie en barricadant la porte, mais ils sont montés sur la terrasse de l’église et ont jeté des grenades par les fenêtres de la sacristie qui sont en hauteur.
Tout ceci laisse penser que c’était une attaque bien préparée et qu’ils avaient eu de l’aide a l’extérieur, comment ont-ils pu forcer le barrage de police(dans la rue qui va a l’église) et connaître le chemin de la terrasse etc..?
Ils ont mitraillé également les appareils d’air conditionné pour que le gaz en s’échappant asphyxie les gens qui étaient proches.
Ils ont mitraillé la Croix en se moquant et en disant aux gens : “ dites lui de vous sauver “, ils ont aussi prié l’appel à la prière : Allah akbar, la ilah illallah... Et à la fin, quand l’armée a été sur le point d’entrer, ils se sont faits exploser.L’armée et les secours ont mis presque deux heures à arriver, ainsi que les Américains qui survolaient en hélicoptère, mais l’armée n’est pas entraînée à gérer ce genre de situation et ils ne savaient pas bien quoi faire. Pourquoi ont-ils mis si longtemps à arriver?
Tout s’est terminé vers 10 h 30- 11h du soir, cela a duré très longtemps et nous pensons que beaucoup de personnes sont mortes suite à l’hémorragie de leurs blessures.
Après, les blessés ont été emmenés dans différents hôpitaux et les morts a la morgue. Les gens ont commencé à arriver pour savoir ce qui s’était passé et prendre des nouvelles de leurs proches, mais l’église était interdite d’accès et les gens ont commencé à aller d’hôpital en hôpital à la recherche de leurs proches ; nous avons vu des gens qui ont cherché leur proche jusqu’à 4 h du matin pour finalement le découvrir à la morgue.
Le lendemain ont eu lieu les obsèques dans l’église chaldéenne voisine, l’église était bondée, c’était très impressionnant, il y avait quinze cercueils alignés dans le chœur, les autres victimes ont été enterrées dans leur village ou séparément, selon les cas.
Des représentants de toutes les communautés chrétiennes ainsi que du gouvernement étaient là, notre patriarche a parlé ainsi que le porte-parole du gouvernement et un religieux, chef d’un parti islamique ( Moammar el Hakim).
La prière a eu lieu dans une grande dignité et sans manifestations bruyantes. Le père Saad, responsable de cette église avait aidé les gens à prier à mesure qu’ils arrivaient, avant que ne commence la cérémonie.
Les deux jeunes prêtres ont été enterrés dans leur église dévastée, (il y a un cimetière sous l’église) ; avant d’être enterrés on a fait entrer les cercueils dans l’église pour qu’ils lui fassent leurs adieux.
Au début, nous ne savions rien des victimes, nous ne connaissions personne directement, sauf le père Raphael, prêtre très âgé, nous sommes allées à cet hôpital
pour le visiter et visiter les blessés qui y étaient. Ce sont les familles qui nous conduisaient de chambre en chambre ainsi que les cadres de l’hôpital qui nous indiquaient les blessés. Par hasard tous étaient des femmes ou des jeunes filles, toutes blessées par balle, ce n’est pas comme dans une explosion ou on peut se faire arracher un bras ou une jambe. Nous sommes restées à côté d’eux sans parler beaucoup, c’était eux qui parlaient ou leur famille, chacun revivait son histoire en nous la racontant. Comme l’attaque a eu lieu un dimanche à la messe, des membres d’une même famille ont été tués ou blessés, certains en protégeant leurs enfants. Nous avons été frappés par leur calme et leur foi quand ils racontaient ; nous sentions que c’était des gens revenus d’un autre monde et qu’à ce moment là, plus rien ne comptait que la rencontre proche avec le Seigneur, ils ne pensaient plus à rien et priaient seulement, et cela a duré cinq heures...
Le vendredi après-midi, les jeunes de plusieurs paroisses sont venus pour aider à déblayer et nettoyer un peu, et le dimanche suivant, le 7 novembre, tous les prêtres syriens et chaldéens de Bagdad qui étaient libres ont célèbré la messe dans cette
église vide et dévastée, sur une table de fortune. Il y avait peu de monde car cette messe n’avait pas été annoncée, nous n’y sommes pas allées car nous ne l’avons pas su, mais c’était très émouvant.
Il y a un sursaut de foi et de détermination surtout chez les prêtres restant à Bagdad qui disent : ils veulent nous chasser et nous exterminer mais nous sommes là et nous resterons ; depuis quatorze siècles, vous n’avez pas pu en finir avec nous. L’histoire des chrétiens d’Iraq est une longue histoire de persécutions, de martyrs, de chrétiens chassés et déplacés.
Nous pensons à la phrase du Psaume 69 : « Plus nombreux que les cheveux de la tête, ceux qui me haïssent sans cause », et nous pensons surtout à Jésus, haï sans raison, alors qu’il passait en faisant le bien.
Nous terminons cette lettre avec le cri d’un enfant de troid ans qui a vu tuer son père et qui criait : « Ca suffit, ça suffit », avant d’être tué lui aussi ; oui vraiment avec notre peuple, nous crions aussi : ça suffit.
Vos petites sœurs de Bagdad Alice et Martine.
Suite à l’attentat du 31 octobre 2010 à Bagdad, un groupe de chrétiens anonymes (Speroforum) a lancé sur Internet une pétition à signer pour la canonisation des martyrs de Bagdad (http://www.martyrs-iraq.org)
"We ask that the martyrs of Iraq be canonized, because the example of their lives and their sacrifice is an inspiration to us all as Christians, Arabs and non alike, living in the Middle East."
These are words taken from an internet petition that has been launched by a group of Arab Christians living in the Holy Land.
In the massacre of October 31, in the Syriac Catholic Church of Our Lady of Deliverance in Baghdad, over 40 faithful were killed, including two priests, Fr. Thair Sad-alla Abd-al and Fr. Waseem Sabeeh Al-kas Butros, as they prayed with their people: "Their names join the list of Christians who have died in Iraq for their faith, as Christians of the region continue to face a serious threat," says the petition. Both the Catholic Church and the various Orthodox Christian churches recognize as martyrs those who have died at the hands of those who hate the Christian faith.
"As Arab Christians in the Holy Land, we would like to reaffirm our desire to live our Christian faith in the same land where Christ died and rose for our salvation and where his apostles proclaimed the Good News to our ancestors," continues the text, recalling that the Middle East, birthplace of Christianity, has borne fruit by the power of the Holy Spirit and now expresses a plurality of believers: Greek-Catholics, Syrian Catholics, Copts, Maronites, Armenians, Latins, Lutherans, Anglicans, and others.
Following the tradition of the Early Church, the Christian Arabs ask that those who die as martyrs be recognized and honored as saints, in particular: Fr. Thair Sad-alla Abd-al and Fr. Waseem Sabeeh Al-kas Butros and their companions, who were murdered on October 31 by Islamist terrorists. Others mentioned are the Chaldean Sisters Fawzeiyah and Margaret Naoum, killed March 26, 2007; the Chaldean priest Fr. Raghid Aziz Ganni and sub-deacons Yousef Daoud, Wahid Hanna Isho, and Gassan Issam Bidawid, killed June 3, 2007 in Mosul; Chaldean Archbishop Paulos Faraj of Mosul, found dead March 13, 2008. The website also recalls the murder of Syriac Orthodox Father Boulos Iskandar and Father Joseph Petros, killed in Baghdad on October 9, 2006; Father Amer Iskander, Syriac Orthodox, who was found beheaded on October 11, 2006; and Reverend Mundher Aldayr, a Protestant minister who was killed in Mosul on November 26, 2006
Visitors to the Martyrs-Iraq.org website can add their names to the petition. The website also lists the names of the Iraqi Christians murdered in Baghdad on 31 October.»
2 novembre : à 19 heures, au Centre Sèvres, 35 rue de Sèvres, « Quel avenir pour les chrétiens d’Orient ? » avec la participation du père Samir Khalil et d’Annie Laurent qui ont tous deux participé au Synode de l’Église catholique pour le Moyen-Orient à Rome en octobre 2010 et font part de leur expérience (voir dossiers www.cherchonslapaix.fr).
4 novembre : Dans un communiqué de presse signé entre autres par l’église syriaque orthodoxe Sainte-Marie de Montfermeil et l’association Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme], l’association Visage et Culture des Coptes, pose cette question : « Irak : va-t-on laisser les chrétiens être des cibles légitimes » ? Les églises et associations signataires condamnent fermement la tuerie sanglante le 31 octobre 2010 dans l’église syriaque catholique de Bagdad. Ce communiqué dit que : « Selon un communiqué émanant de l’État islamique d'Irak (ISI), groupe de la mouvance d’Al-Qaïda, "Le ministère de la Guerre dans l' État islamique d'Irak annonce que tous les centres, organisations, institutions, dirigeants et fidèles chrétiens sont des cibles légitimes pour les moujahidines, là où ils peuvent les atteindre". Les signataires appellent la communauté internationale - et particulièrement la France - à mettre tous les moyens en œuvre, de concert avec l’État irakien, pour que le peuple chrétien assyro-chaldéen- syriaque puisse vivre en sécurité sur ses terres ancestrales et que ses droits légitimes soient enfin assurés et respectés en Irak. Les chrétiens d’Orient, dont les Coptes, sont l’un des éléments importants d’un paysage régional riche de ses minorités. Va-t-on laisser le champ libre aux extrémistes, partisans de la violence et de la haine ? Va-t-on accepter que les chrétiens de la région soient « des cibles légitimes » ? (Pour plus d’info sur les chrétiens d’Irak, voir sites: Sobi Toma sur France 3, dans l'émission "Revue et Corrigé" (http://www.gloria.tv/?media=108489)
Cf http://eecho.fr/?p=2295
http://hosted.ap.org/dynamic/stories/M/ML_IRAQ_CHRISTIANS?SITE=NCAGW&SECTION=HOME&TEMPLATE=DEFAULT
http://gorillasguides.com/2010/11/07/archbishop-urges-iraqi-christians-to-leave-country/
voir aussi : http://www.youtube.com/watch?v=RzFBbZsYVE4
http://www.youtube.com/watch?v=z38-3ZWJOFU&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=HyxpCcsKNO0&feature=related
http://edition.cnn.com/2010/WORLD/meast/11/10/iraq.christian.attacks/index.html
http://www.guardian.co.uk/world/2010/nov/10/bombings-target-christians-in-baghdad
http://www.guardian.co.uk/world/2010/nov/10/baghdad-christian-attacks-archbishop-exodus
http://www.icin.org.uk/index.html
http://www.orthodoxie.com/2010/11/france-le-groupe-ump-%C3%A0-lassembl%C3%A9e-nationale-met-en-place-un-groupe-de-r%C3%A9flexion-et-daction-sur-la-si.html
http://www.leparisien.fr/international/bagdad-des-chretiens-a-nouveau-victimes-d-attentats-10-11-2010-1144084.php
10 novembre : nouvelles attaques contre environ six maisons de chrétiens à Bagdad
En novembre, le gouvernement français accueille des réfugiées chrétiens victimes de l’attentat du 31 octobre 2010 dans l’église syriaque catholique de Bagdad.
http://www.dailymail.co.uk/news/article-1328406/Iraqi-Islamists-launch-wave-attacks-Christians-Baghdad.html
http://www.france24.com/en/20101110-more-iraqi-christians-attacked-baghdad-iraq-religion-violence
http://www.lexpress.fr/actualites/1/irak-nouveaux-attentats-meurtriers-contre-les-chretiens-a-bagdad_935544.html?actu=1
http://www.asianews.it/news-en/More-attacks-on-Christians-in-Baghdad-a-week-after-massacre-19928.html
2 novembre : Gérard Larcher, Président du Sénat, a déclaré que « Cette menace sur les chrétiens d’Orient ne mènera qu’à un immense appauvrissement humain et spirituel.». Dalil Boubakeur, Recteur de la Grande mosquée de Paris, a également tiré la sonnette d’alarme le 1er novembre: « Les musulmans d’aujourd’hui, quels qu’ils soient, ne peuvent tolérer que de telles agressions terroristes et sanglantes puissent se produire contre les chrétiens vivant en terre d’islam. L’objectif de ces fanatiques ne vise qu’à créer la mésentente et l’hostilité entre les chrétiens et les musulmans. »
3 novembre : Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, a annoncé la mise en place d'un groupe de réflexion et d'action sur la situation des communautés chrétiennes au Proche-Orient. Il a notamment déclaré: « La situation des chrétiens dans un certain nombre de pays du Proche et du Moyen-Orient, et en particulier en Irak, est absolument dramatique. Ce qui s'est passé est une tragédie épouvantable qui fait suite, ce qu'on ne dit pas suffisamment, à beaucoup d'autres ... Les communautés chrétiennes de ces pays connaissent des vies extrêmement difficiles. D'ailleurs, leur nombre ne cesse de diminuer dans des proportions très spectaculaires ». Il a précisé: « Nous avons décidé de créer un groupe de réflexion et d'action aussi. L'idée, ce n'est pas seulement d'exprimer notre indignation mais de voir comment nous pouvons par divers moyens, y compris en nous rendant sur place, évoquer ces différentes questions absolument dramatiques et qui, malheureusement, passent un peu sous le silence de l'actualité ». Le premier ministre, François Fillon, présent à la réunion du groupe UMP, a exprimé lui aussi son inquiétude sur le sort des chrétiens d'Orient soulignant qu'il s'agit d'un sujet dont on parle peu. (Source: site du groupe UMP à l'Assemblée nationale)
Sur la demande du Vatican, Rome a aussi fait venir des blessés irakiens http://www.9and10news.com/Category/Story/?id=269012&cID=4
Ce site donne des nouvelles d'Irak au jour le jour
http://www.topix.net/world/iraq
L'espoir d'une protection des chrétiens en Irak est assez illusoire
http://www.mediaite.com/online/daily-beast-is-hillary-clinton-staying-silent-on-genocide-in-iraq/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+mediaite%2FClHj+%28Mediaite%29
9 novembre : Le quotidien Le Monde a publié une tribune de deux conseillers de Fadela Amara, secrétaire d' État chargée de la politique de la ville, Nadia Hamour et Mohammed Abdi, intitulée "Pour nos frères chrétiens d'Orient". Début du texte: "Il n'est plus un jour qui passe sans que les chrétiens d'Orient, en survie permanente, ne paient dans leur chair le prix de l'intolérance et du fanatisme. Il n'est plus un jour qui ne creuse un peu plus le sillon vers une mort annoncée. Une extinction à laquelle nous restons dramatiquement sourds et aveugles. Cet anéantissement qui se déroule sous nos yeux est d'une extrême gravité, sur le plan de la conscience humaine mais également pour l'avenir de l'Orient tout entier. Aujourd'hui, qui se préoccupe encore de cette minorité arabe ?"
10 novembre : Le Conseil de sécurité a condamné avec force la récente série d'attentats terroristes en Irak, y compris les explosions de bombes qui ont eu lieu aujourd'hui dans la capitale, Bagdad, qui ont coûté la vie à un grand nombre de personnes, et blessé des centaines d'autres. Le Conseil a particulièrement déploré que soient visés des lieux de rassemblement de civils, comme les lieux de culte chrétiens et musulmans, et a exprimé ses sincères condoléances aux familles des victimes.
Dans une déclaration lue à la presse par l'ambassadeur du Royaume-Uni, M. Lyall Grant, qui, parmi les quinze autres membres, en est le président provisoire actuel, le Conseil a condamné l'incitation à la violence, particulièrement celle motivée par la haine religieuse. Il a déclaré être confiant dans le fait que le peuple irakien restera toujours ferme dans son refus des efforts de la part des extrémistes pour provoquer une tension sectaire. En outre, le Conseil a condamné l'attentat du 19 octobre contre le convoi transportant le représentant spécial du Secrétariat général et une autre équipe des Nations unies en Irak. Toute l'équipe des Nations Unies a pu en réchapper saine et sauve, mais un membre des forces de sécurité irakiennes a été tué, et plusieurs autres blessés. Soulignant la nécessité de poursuivre en justice les auteurs, organisateurs, financiers, et commanditaires "d'actes de terrorisme répréhensibles", les membres du Conseil exhortent tous les États à coopérer activement avec les autorités irakiennes. Ils soulignent qu'"aucun acte de terrorisme ne pourra inverser le chemin vers la paix , la démocratie et la reconstruction en Irak, soutenu par le peuple et le gouvernement irakien, ainsi que par la communauté internationale". http://www.un.org/apps/news/story.asp?Cr1=&NewsID=36723&Cr=iraq
12 novembre : manifestation de milliers de chrétiens syriaques provenant de différents pays européens qui se rassemblent devant l’Union européenne à Bruxelles
13 novembre : 16 heures, manifestation pour soutenir les chrétiens d’Irak et d’Orient sur le Parvis des Droits de l’Homme, à la Place du Trocadéro à Paris (avec la participation de : église syriaque orthodoxe Sainte-Marie de Montfermeil, église syriaque catholique Saint Éphrem de Paris, Association franco-syriaque de France Association Culturelle des Araméens de Paris [ACAP], Association des femmes syriaques de Marseille, Institut assyro-chaldéen-syriaque [IACS], Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme], Association de Solidarité des Peuples du Moyen-Orient (A.S.P.M.O), Visage et Culture des Coptes, European Syriac Union, Association internationale de solidarité copte, Mouvement pour la Paix et Contre le Terrorisme [MPCT], Union des Assyro-Chaldéens de France, Association des Coptes de France)
pour voir vidéo de la manifestation:
http://www.dailymotion.com/video/xfn46c_chretiens-d-irak-non-non-non-a-l-extermination_news)
http://www.orthodoxie.com/2010/11/la-d%C3%A9fense-des-chr%C3%A9tiens-dorient.html
Leur communiqué rappelle « l’attaque à Bagdad le 31 octobre 2010 et aussi celles du 1er août 2004, quand cinq églises avaient été la cible d’attentats terroristes à Bagdad et à Mossoul. Depuis, les attaques contre les civils, le clergé, les lieux de culte et les représentants politiques chrétiens n’ont cessé de se multiplier : sur les 800 000 chrétiens qui vivaient dans ce pays, 300 000 ont déjà pris le chemin de l’exil (population totale de l’Irak : 31 millions, selon le recensement de 2008) ».
« Nous appelons la communauté internationale - et particulièrement la France - à mettre tous les moyens en œuvre, de concert avec l’ État irakien, pour que le peuple assyro-chaldéen-syriaque puisse vivre en sécurité sur ses terres ancestrales et que ses droits légitimes soient enfin assurés et respectés en Irak. Les chrétiens d’Orient, dont les Coptes, sont l’un des éléments importants d’un paysage régional riche de ses minorités.
Au-delà de la nécessaire pacification de l’ensemble du territoire irakien, le maintien de la diversité culturelle et religieuse en Irak sera porteur d’espoir de paix pour tout le Moyen-Orient, où juifs, musulmans et chrétiens ont cohabité durant des siècles. À l’inverse, la disparition des minorités chrétiennes d’Irak signerait en quelque sorte la rupture de l’Orient avec l’Occident, parachevant du même coup les génocides qui ont décimé les Assyro-Chaldéen-Syriaques, les Arméniens et les Grecs de l’Empire ottoman entre 1915 et 1923.
Va-t-on laisser le champ libre aux extrémistes, partisans de la violence et de la haine ? Va-t-on accepter que les chrétiens de la région soient « des cibles légitimes ? »
http://www.cbsnews.com/stories/2010/11/17/ap/world/main7063284.shtml?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+CBSNewsGamecore+(GameCore%3A+CBSnews.com)
16 novembre : la Suède a suspendu l'expulsion de quarante demandeurs d'asile irakiens. Les réfugiés à qui un pays européen a refusé l'asile peuvent faire appel de la décision à la Cour européenne des droits de l'homme.
16 et 17 novembre : Le Service orthodoxe de Presse (SOP) de décembre 2010 signale une conférence sur le respect des libertés religieuses et des droits des minorités confessionnelles en Turquie, à Bruxelles, avec représentation, entre autres, de chrétiens grecs orthodoxes, arméniens et syriaques. Le SOP signale aussi la tenue d’un comité préparatoire, du 2 au 5 novembre, à Chypre, pour un dialogue et une coopération entre les chrétiens orthodoxes, orthodoxes orientaux et les sociétés bibliques protestantes. Le document dénonce les actes de prosélytisme dont font preuve certains missionnaires protestants, surtout évangéliques, venus de l’étranger parmi les populations de tradition orthodoxe (p.13).
18 novembre : à 19 heures, réunion annuelle de notre association à l’Institut Saint-Serge. Thème de cette année : deux figures spirituelles copte et syriaque, saint Antoine et saint Ephrem, sont présentées par deux prêtres de ces Églises, avec lectures de textes choisis.
Le Père Boris Bobrinskoy, président de notre association, actuellement à la retraite et résidant en Bourgogne, m’envoie un email : « Chère Christine, je regrette beaucoup de ne pouvoir venir à Paris pour la réunion de notre Association, particulièrement en ce temps où les chrétiens du Proche-Orient subissent de très lourdes épreuves. Je te prie de transmettre aux membres de l'assemblée mes salutations les plus cordiales et fraternelles en Jésus Christ. Que le Seigneur bénisse cette assemblée et pacifie les coeurs tourmentés et éprouvés ». Père Boris Bobrinskoy
19 novembre : à l'Institut protestant de théologie, 83, boulevard Arago, Paris 14e, a lieu la Table Ronde de la Société d'études syriaques, avec pour thème cette année « Les mystiques syriaques ». Avec la participation de Ysabel de Andia (CNRS, Paris), « Hommage au père Robert Beulay » ; Matthieu Cassin (Paris, Fondation Thiers), « Mystique : réflexions préliminaires à propos de quelques auteurs grecs » ; Emiliano Fiori (université de Bologne), « Denys l’Aréopagite et Hiérothée : enjeux et possibilité d’une mystique entre miaphysisme et origénisme » ; Sabino Chiala (Bose, Italie), « Les mystiques syro- orientaux: une école ou une époque ? » ; Francisco Del Rio Sanchez (Université de Barcelone, faculté de philologie), « Dadisho de Qatar et la quiétude » ; Ovidiu Ioan (Sibiu, Roumanie, Institut de recherches œcuménique), « La christologie de Martyrius Sahdona : une clé pour la théologie mystique » ; Grigory Kessel (universités de Moscou et Marburg), « La position de Simon de Taibuteh dans l’éventail de la tradition mystique syriaque » ; Paolo Bettiolo (université de Padoue), « Révélations et visions dans l’œuvre d’Isaac de Ninive : le cadre d’école d’un enseignement spirituel » ; Vittorio Berti (université de Padoue), « Le débat sur la vision de Dieu et la condamnation des mystiques par Timothée Ier : la perspective du patriarche » ; Geneviève Gobillot (université de Lyon 3), « La première mystique musulmane a-t-elle eu des liens avec les mystiques syriaques ? »
La Société d’études syriaques organise chaque année une table ronde thématique à l’intention de ses membres, des syriacisants français et étrangers et de tous ceux qui sont intéressés par les cultures syriaques en Orient, en Asie et en Occident. Tous sont amicalement invités. Chaque table ronde aboutit à un volume publié dans l’année. Volumes parus : Les inscriptions syriaques (2004), Les apocryphes syriaques (2005), Les liturgies syriaques (2006), Les Pères grecs dans la tradition syriaque (2007), L’Ancien Testament en syriaque (2008), L’historiographie syriaque (2009), Le monachisme syriaque (2010), (Éditions Geuthner, 16 rue de la Grande Chaumière, Paris 6e).
30 novembre : le pape Chénouda III a ordonné en la cathédrale du Caire trois prêtres pour la France dont le diacre Joseph Stefanos, ancien élève de l'Institut orthodoxe Saint Serge à Paris, et qui est nommé prêtre sur la nouvelle paroisse copte orthodoxe Sainte Marie Mère de Dieu, à Nogent sur Marne, prêtée généreusement par l' Église catholique. Deux autres prêtres ont été ordonnés pour la paroisse de Châtenay-Malabry dirigée par le père Guirguis Louca, le premier prêtre copte à Paris ordonné en 1976 et qui a travaillé de longues années à l'Institut Pasteur. Nous leur souhaitons de longues années au service de Dieu.
3 décembre : Université de Neuchâtel (Suisse), colloque sur les Orthodoxes en Occident
11 décembre : à 20 heures 30, en l’église Saint-Roch, 296, rue St Honoré, Paris 1er, Concert en hommage aux chrétiens d’Irak et à toutes les victimes du conflit irakien, sous la présidence d’honneur de Mgr Sako, archevêque de Kirkouk (Irak), avec 180 choristes dirigés par André Gouzes et Jean François Capony qui interprètent « La Passion de Jésus Christ » d’André Gouzes
16 décembre : sur son site internet (http://bishopsuriel.blogspot.com/2010/12/words-and-prayers-from-ecumenical-day.html?spref=fb), l’évêque copte orthodoxe Sourial de Melbourne parle à New York dans une vidéo des injustices subies par les coptes en Égypte et de leurs droits de l’homme qui ne sont pas respectés et de cette souffrance intolérable. Il existe des façons subtiles de persécutions parfois faites de manières indirectes, par exemple en n’ayant pas de postes pour les coptes dans le milieu politique ; un copte a bien été choisi par le président pour le nouveau parlement en novembre 2010, Gamel Assad, mais il est connu pour ses positions contre l’ Église.
L’évêque Sourial a encore dit : « Nous demandons que nos droits de l’homme soient respectés. Nous demandons que nos voix soient entendues car nous sommes des Égyptiens autochtones. À Omrania {cf 24 Novembre 2010}, la police a utilisé des munitions contre ses propres citoyens qui veulent y construire une église ; pourquoi le gouvernement a-t-il peur de laisser construire des églises ? Nous avons besoin d’assez d’églises pour nos services. Parler d’unité nationale, c’est un sédatif. Où est l’unité nationale quand les coptes sont attaqués ? Les forces de sécurité jouent un rôle négatif contre les chrétiens et provoquent ces attaques. Si nos frères et sœurs musulmans pensent vraiment que nous sommes les autochtones de l’Égypte et que nous sommes leurs égaux. Alors nous voulons nos droits de manière égale. Oui, nous sommes pacifiques, mais trop c’est trop et nos devons commencer à parler plus fort. Le pape Chénouda s’est retiré au monastère à cause des 140 jeunes coptes jetés en prison (cf. Omrania); nous devons être la voix de ceux qui n’ont pas de voix, des nôtres qui sont oppressés en Égypte. Nous devons continuer à faire pression et nous ne resterons pas tranquilles. Tous les coptes dans le monde doivent continuer à faire pression sur le gouvernement pour qu’il change ses manières de faire. Nous attendons que justice soit faite pour les martyrs de Nag Hamadi, afin que l’injustice s’arrête. Nous sommes des autochtones qui demandons de vivre en paix en Égypte et d’avoir des droits de l’homme égaux ; nous demandons de vivre notre religion en toute liberté et qu’on nous donne tous nos droits en tant que citoyens. » (http://bishopsuriel.blogspot.com/2010/12/words-and-prayers-from-ecumenical-day.html?spref=fb
20 décembre : 20 heures 30, en l’église Notre-Dame du Liban, 15 rue d’Ulm, Paris 5e, concert organisé par le Comité franco-libanais « Merci la France » présidé par Antoine SAFAR, pour venir en aide aux victimes chrétiennes d’Irak et à leurs proches dans la douleur et l’exil.
Pour Noël, les églises irakiennes annulent les festivités à travers le pays, car les terroristes d'Al-Qaïda ont menacé d'autres attentats cette communauté assiégée, encore terrifiée par une prise d'otages meurtrière perpétrée il y a deux mois dans une église de Bagdad. (Associated Press, mercredi 22 décembre) ; http://www.guardian.co.uk/world/feedarticle/9419327:
C’est un conseil représentant diverses confessions chrétiennes d'Irak qui a invité les fidèles à annuler les festivités publiques de Noël par crainte de nouveaux attentats terroristes et en signe de deuil pour les victimes du siège de l'église et d'autres violences. Les représentants officiels des Églises des villes du nord de Kirkouk et de Mossoul, de la ville du sud de Basra et de la capitale, ont confirmé qu'ils n'accrocheront pas de décorations de Noël, ni ne célébreront de messe du soir, et ont demandé instamment aux fidèles de ne pas décorer leurs maisons. "Personne ne peut ignorer les menaces d'Al-Qaïda contre les chrétiens irakiens", a déclaré l'archevêque chaldéen Louis Sako à Kirkouk. "Nous ne pouvons trouver une seule raison de nous réjouir. La situation des chrétiens est très sombre." L'État islamique d'Irak a renouvelé ses menaces dans un message posté le 20 décembre sur un site Internet fréquenté par les islamistes extrémistes. Ce message était adressé à la communauté chrétienne d'Irak, et indiquait qu'il avait pour but de "faire pression" sur l'Égypte. Les extrémistes sunnites à l'origine de groupes comme Al-Qaïda perçoivent les chrétiens comme des infidèles alliés de pays occidentaux comme les États-Unis. Il existe peu de statistiques fiables sur le nombre de chrétiens au sein de cette nation de 29 millions d'habitants. Un rapport récent du département d'État signale que les représentants des chrétiens estiment de 400.000 à 600.000 le nombre de chrétiens restants en Irak, sur les 1,4 millions qui vivaient auparavant dans le pays, selon certaines estimations. Depuis le siège meurtrier de l'église à Bagdad, le 31 octobre 2010, l'ONU estime que quelques mille familles chrétiennes se sont enfuies dans le Kurdistan irakien, généralement plus sûr. Pour ceux qui demeurent en Irak, ce Noël sera particulièrement sombre. Dans la ville de Kirkouk, à 290 kilomètres au nord de Bagdad, Mgr Sako a déclaré qu'on n'accrochera pas de décorations de Noël à l'extérieur des églises et il a demandé instamment aux fidèles de s'abstenir de décorer leurs maisons. L'argent habituellement dépensé pour ces festivités ou les traditionnels cadeaux ira à l'aide aux réfugiés, a-t-il encore déclaré. Ashour Binyamin, un chrétien de 55 ans de Kirkouk, a déclaré que lui et sa famille n'iraient pas à l'église pour Noël, mais qu'ils célébreraient la fête chez eux. Dans la cathédrale Notre-Dame du Bon Secours de Bagdad, où plus de 120 paroissiens ont été pris en otage par des hommes armés le 31 octobre 2010, il n'y aura pas d'arbre de Noël, et les messe de minuit et du jour de Noël ont été annulées. Seule une modeste crèche sera exposée. "Nous avons annulé toutes les célébrations dans l'église", a déclaré le père Mukhlis. "Nous sommes encore en deuil des innocentes victimes tués pendant ce terrible attentat". Dans le quartier d'Al-Karrada, où beaucoup des chrétiens restant encore à Bagdad demeurent, des forces de sécurité se sont postées ce mercredi devant beaucoup d'églises, qu'on a aussi entourées de fils de fer barbelés. Les commerçants du quartier constatent que très peu de gens ont acheté les arbres de Noël ou les jouets mis en vente. Une femme chrétienne s'est promis d'aller à l'église le jour de Noël, malgré ce qu'elle décrit comme l'échec du gouvernement à protéger sa petite communauté. Mais elle n'ira pas visiter ses amis pendant cette période de fête, car tous ont fui la capitale. "Nous n'avons accroché aucune décoration à l'intérieur ou à l'extérieur de notre maison cette année", a déclaré Ikhlas Bahnam. "Nous ne voyons aucune raison de nous réjouir". À Mossoul, à 360 km au nord-ouest de Bagdad, le prêtre syriaque orthodoxe Faiz Wadee a signalé qu'il n'y aurait pas non plus de célébrations publiques de Noël. Les chrétiens de la ville de Basra, la deuxième ville d'Irak par sa taille, à 550 km au sud-est de Bagdad, ont aussi décidé d'annuler toutes les célébrations. Saad Matti, un homme de loi chrétien dans le conseil provincial de Basra, a spécifié que la décision avait été prise par respect pour les victimes du siège de l'église à Bagdad et à cause des menaces d'Al-Qaïda. "Il y aura seulement une petite messe dans une seule église de Basra sans aucun signe extérieur de joie ni aucune décoration et sous la protection des forces de sécurité irakiennes", a-t-il déclaré. "Nous connaissons parfaitement les menaces d'Al-Qaïda". Matti a ajouté que les chrétiens rendraient aussi discrètes leurs célébrations de Noël par respect pour une fête chiite ayant lieu en même temps. La majorité des Irakiens sont des musulmans chiites, surtout dans le sud. Même parmi les chrétiens irakiens qui ont réussi à s'enfuir, l'humeur est sombre. Maher Murqous, un chrétien irakien de Mossoul qui s'est enfui en Syrie après avoir été menacé par des terroristes, a déclaré que ses proches étaient toujours en danger en Irak. Puisqu'ils ne peuvent pas célébrer Noël, il ne le fera pas non plus en Syrie. "Nous prierons pour la paix en Irak. C'est tout ce que nous pouvons faire", a-t-il ajouté.
25 décembre : À l’émission télévisée « Chrétiens d’Orient » ( France 2), le prêtre chaldéen de la paroisse de Sarcelles, d’origine irakienne, a dit que les Hérodes se sont multipliés au Moyen-Orient ainsi que les massacres des innocents. « Nous y espérons un monde meilleur et une paix durable », a-t-il encore dit.
Pour les vœux de Noël de notre Association « Dialogue entre Orthodoxes et Orthodoxes orientaux, on a envoyé une icône de la Nativité de style éthiopien peinte par Stéphane René, un fidèle de l’Église copte orthodoxe en Grande-Bretagne.
24 décembre : Interview avec la politicienne copte Mona Makram Ebeid dans Figaro.fr
Un rapport du Département d'État américain vient de dénoncer la «persécution» des coptes. Est-ce le cas?
Le mot persécution est mal choisi. Il y a plutôt des discriminations, comme la sous-représentation des chrétiens dans toutes les institutions officielles ou la difficulté à obtenir une autorisation pour construire ou restaurer une église. Cela fait vingt ans, par exemple, que la communauté propose en vain l'adoption d'une loi qui fixe les mêmes règles pour tous les édifices religieux. Le système éducatif aussi est désastreux, car il occulte l'histoire copte et n'inculque plus aucune valeur de tolérance ou de citoyenneté. Cela dit, les coptes passent beaucoup de temps à se plaindre, alors qu'ils devraient s'engager davantage en politique afin de peser sur le cours des choses, malgré tous les obstacles qu'ils rencontrent. Je pense aux salafistes, qui sont de plus en plus influents et auxquels le pouvoir n'a pas voulu ou su mettre le holà.Êtes-vous inquiète pour l'avenir de la communauté copte?
Beaucoup de jeunes me disent qu'ils ne se sentent plus à leur place en Égypte et qu'ils veulent émigrer. C'est une période de malaise profond, de frustration, de colère aussi, car la jeune génération ne veut plus subir sans réagir. Mais je veux croire que tout cela est encore réversible, avec l'adoption d'un système démocratique plus ouvert, sans peur, où chacun saurait que l'État de droit est respecté. L'Égypte aurait bien besoin de revenir au principe fondateur du Wafd: «La religion est à Dieu et la patrie à tous.»
26 décembre : voir article de Vincent Hugeux, « Irak, le chemin de croix des chrétiens », publié dans l’Express
30 décembre : L’Association d'Entraide aux Minorités d'Orient (AEMO), (aemo.france@yahoo.fr) fait un communiqué de presse.
communiqué de presse
Une fois de plus, la minorité chrétienne d’Irak à Bagdad a été victime des violences meurtrières et simultanées de la part de fanatiques. En effet, dans la soirée du 30 décembre, une dizaine de maisons habitées par des familles chrétiennes ont servi de cibles avec grenades et autres engins explosifs, provocant la mort de deux innocents et faisant 14 blessés. L’association d’entraide aux minorités d’Orient (AEMO) dénonce ces actes criminels. Tout d’abord, elle tient à manifester sa grande émotion et sa solidarité à toutes les victimes et à leurs familles laissées dans la désolation et l’abandon général. Depuis le 31 octobre 2010 et les attaques d’hier soir, nous pouvons parler de génocide des minorités d’Irak, spécialement de celui des chrétiens. L’AEMO exhorte les autorités irakiennes et les forces d’occupation étrangères à assumer leurs responsabilités qui consiste à assurer en premier lieu la sécurité et la dignité de tout citoyen, quelque soit sa confession religieuse. En même temps, elle appelle le gouvernement français, la communauté européenne, les Nations unies, à prendre toutes mesures concrètes pour obliger le gouvernement irakien à stopper ce génocide avant qu’il ne soit trop tard. Enfin, elle s’adresse aux associations de défense des droits de l’homme ou humanitaires afin qu’elles apportent un soutien effectif aux victimes de l‘obscurantisme.
Voilà des vidéos sur les chrétiens d'Irak sur Dailymotion http://www.dailymotion.com/relevance/search/chr%C3%A9tiens+d%27Irak
Pour ceux qui lisent l'allemand, regarder le site www.kafro.com. Il s’agit de Syriaques orthodoxe émigrés en Suisse alémanique et qui ont décidé de retourner vivre sur les terres de leurs ancêtres dans un village au sud de Midyat, au sud-est de la Turquie. Courageux. Prions pour eux.
Publications
C. Chaillot, « Les chrétiens syriens orthodoxes au Moyen-Orient et en Inde », Études interculturelles, Université catholique de Lyon 3/2010, (Colloque international avril 2009), p. 212-137.
Mon livre sur l’Église orthodoxe en Europe orientale est signalé dans la Lettre du Centre d'études slaves
Rappelons que notre association que j’ai fondée en 2001 est dirigée comme suit : Président : Père Boris Bobrinbskoy ; Vive-président : Père Moussa al-Anba Bishoy ; Vice-trésorier : Père Yacoub Aydin ; Secrétaire et trésorière : Christine Chaillot